De la philosophie du projet complexe 

 

De tous temps, la réflexion philosophique a été dominée par la discussion sur le pouvoir et la norme, les raisons d'agir, d'obéir, de subir ou de résister.  Nous vivons plus et mieux que jamais le temps du choix et de la décision, nécessaires et radicaux parce que saturés ou privés de références. 

S'engager,  aujourd'hui comme hier,  c'est parier.

L'incertitude se découvre à nouveau, comme la véritable dimension ontologique des femmes et des hommes … morale du possible, du probable, de l’incertain ?

Connaître, penser ou agir ne consiste pas à construire des systèmes sur des bases certaines, mais bien à dialoguer avec le risque que nul ne peut prétendre éradiquer sans se laisser submerger par un cocktail d'ordre, de désordre et d'organisation.  "Minimiser ses risques, c'est refuser de maximiser ses chances" … "le contraire d'une vérité profonde est une autre vérité profonde", "la vie ne naît pas, elle continue".

Formules d'une simplicité extrême qui révèlent la complexité, le scepticisme et interdisent de refouler les initiatives, les projets, l'expérience et la conscience. 

                                                                                                                                                  PCC / Edgar Morin

 

 

 

« Ce n’est pas parce qu’un problème est trop complexe qu’il ne faut pas s’y attaquer.
L’idée de vouloir le transformer en une somme de questions simples est satisfaisante pour l’esprit, mais ne retire en rien à la complexité de l’action à entreprendre.

Elle sert de stimulant à cette mise en forme de l’action ».

 

                                                                                                   Un militant associé au portage du projet Marathon