Le MJE et le quadruple management

  1.   Au départ, il y a le côté obscur et son cortège de désespérances , son secteur psycho-médico-hospitalier (75 % des français vivent en état de mélancolie, etc …). Or, il est clairement démontré que l'on ne peut franchir en une seule fois la double étape de "l'urgence à l'espoir" et de "l'espoir à l'enthousiasme". Les professionnels de l'enseignement et de la santé, les jeunes, réclament des modèles valorisants, des projets gagnants, de la passion, des idéaux. L'avenir réside dans le mouvement, voire dans l’audace pour affronter les mutations.

  2. Ensuite, il y a les professionnels et les acteurs de tous bords, politiques, institutionnels, entrepreneurs, utilisateurs, consommateurs ... avec leurs approches personnalisées, leurs modes de pensées, leurs langages, la logique des dialogues et des visions propres . On ne navigue pas aussi facilement entre la double perception sociale et économique, comme du spirituel au psychiatrique. Chacun est face à son histoire personnelle et à sa dualité devant sa propre prise de risque : je prends, je marche ou je reste. Certains se réfugient dans l'écoute, d'autres privilégient l'action. Pour réussir des solutions, nous devons de toutes façons nous confronter à l'autre en prenant le risque de rencontres pour obtenir son adhésion.

  3. Après, il y a l'atonie et la résignation, voire la récession ou le train manqué de la mondialisation, des marchés locaux, régionaux, nationaux avec des milliers de porteurs de projets et d'acteurs écartés … le sentiment d'écrasement et d'impuissance. Apanage des grands et des forts, on ne "s'exporte" pas aussi facilement que cela, même avec internet. Porteuse d'espoirs et de culture de réseaux, ouvrons l'Europe à l'économie solidaire et plurielle, aux “nouveaux VRP, aux autres "comptoirs commerciaux" faits de dynamiques citoyennes, marginalisés et oubliés.

  4. Enfin, reflets classiques de bon nombre de pays et de régions, il y a les inégalités dans la prospérité . Face aux blocages constatés, aux difficultés d'adaptation et à la persistance de mentalités qui se généralisent sur le "chacun pour soi", la synergie de réseaux et l'agir "glocal" ne peuvent valablement s'effectuer à nos yeux que dans un quadruple dimensionnement : local et régional, puis national et européen.